Festival, ce voyage culturel protéiforme

Jocelyn Di Scala, fondateur de Yapakapari



« DE LA CULTURE », … parce qu’on en veut, parce qu’on en cherche, parce qu’on nous en propose, parce que ça nous chatouille, ou simplement parce qu’on en manque. La question est simple. Suis-je à même d’accéder à la culture, toutes formes de culture ? La réponse est OUI, par n’importe quel chemin.

Le festival, lui, est pluriel, et permet de toucher de près ou de loin différentes formes d’expressions : artistiques, sportives, voire culinaires.… Faites allègrement votre choix. Créer Yapakapari fut « comme une évidence », l’évidence de porter les couleurs et la parole de femmes et d’hommes qui nous permettent de découvrir, dans des instantanés intenses, ce que l’être humain nous offre de sa créativité et de ses performances, dans le partage… en communion.

Le principe est simple : se laisser embarquer. Festivaliers, artistes, organisateurs, tous les rôles sont un ticket pour un voyage culturel, composé parfois de perturbations pendant le périple. Mais se laisser embarquer nous nourrit de cette diversité, avec tant de lumière et de joies. Ne pas avoir peur, se confronter à ce que nous ne connaissons pas, aller savourer le jazz, le théâtre, le sport extrême ou les jeux d’arcade. Les festivals sont partout, France, Belgique, Espagne, Japon, Argentine, un passeport culturel détonnant. Les années passant, la culture m’ouvrait ses portes, jusqu’à la création de Yapakapari. Un hasard ? Certainement pas. Menthe Tartine, femme engagée politiquement et culturellement m’a ouvert à sa façon ces portes psychologiques. Suis-je légitime ? Aucune idée. Mais elle m’a tendu ce formidable passeport culturel et c’est à elle que je pense, « l’âme en peine », car elle fait son voyage et moi le mien. « Donner la parole au festival d’Anjou, c’est aussi parler des terres que tu chérissais tant, donc un peu de toi...avec tout mon amour » Cette femme s’appelait Martine Richard, je lui dédie Yapakapari.